Interview.

Les jeune n’ont-ils pas de messages à donner aux plus anciens ? Doit on nécessairement avoir dépassé la quarantaine pour vivre spirituellement ? Évidemment non. Et c’est ce que nous montre très tranquillement Héloïse, lycéenne de 18 ans (elle les a eu un mois après le tournage) qui vit à la fois dans le monde terrestre d’une jeune femme « ordinaire » et dans le monde spirituel où les animaux totems rencontrent le « je suis » de Ramana Maharshi.

Elle n’a pas connu l’enseignement de grands maîtres spirituels mais a été baignée depuis son enfance dans une culture mixant la science et la spiritualité. Elle nous explique comment les « pauses » (ce que Gurdjieff appelait le « rappel de soi », mais qu’elle pratique de manière naturelle) lui permettent de sortir de cette course à l’activité et de « voir » le monde, de percevoir chacun comme étant un autre elle-même. Mais tout cela dit avec ses mots, son langage de lycéenne où les « c’est cool » fusent.

Elle nous décrit ainsi de manière simple et sensible ce que ça fait de « se sentir vivante », et même plus de vivre le « je suis », quand on n’a plus peur de la mort, sans aucun jargon spirituel, dans la fraîcheur et la grâce d’une jeune fille en train de passer le Bac. Un anti-enseignement spirituel, pour mieux toucher à ce qu’est la Vie.